La Patrie

Les faits du jour, à la source.

Comment ça marche

Des sources officielles à la relecture humaine : les cinq étapes de chaque bulletin, et ce que nous ne faisons pas.

Chaque bulletin de La Patrie suit le même chemin, en cinq étapes. Rien n'est publié sans qu'une personne ait relu, et chaque phrase renvoie à l'extrait exact du document d'où elle vient.

1. Les sources

Nous lisons ce que l'État et les médias publics burkinabè publient eux-mêmes, et rien d'autre :

  • AIB, l'Agence d'information du Burkina, dépêches du jour ;
  • SIG, le Service d'information du Gouvernement, communiqués et comptes rendus ;
  • Présidence du Faso, comptes rendus du Conseil des ministres et décrets ;
  • Sidwaya, le quotidien d'État ;
  • lefaso.net et Burkina24, pour les comptes rendus et communiqués qu'ils reproduisent ;
  • RTB, la Radiodiffusion-Télévision du Burkina : journaux de 13 h et de 20 h sur sa chaîne YouTube, avec leurs sous-titres automatiques ;
  • ALP, l'Assemblée législative du peuple : ordre du jour, plénières et textes adoptés.

Pas de réseaux sociaux, pas de rumeur, pas de source anonyme. Une source officielle est marquée comme telle ; un média privé est nommé.

2. La collecte

Chaque jour, un programme relève les nouvelles publications de ces sites et de la chaîne YouTube de la RTB. Chaque document est enregistré avec son titre, son adresse, sa source et sa date, dans un inventaire du jour. Les journaux télévisés sont transcrits à partir des sous-titres automatiques, avec l'horodatage de chaque passage.

3. L'extraction des faits

Un modèle de langage lit chaque document et en tire une liste de faits : qui, quoi, quand, combien. Chaque fait doit obligatoirement s'accompagner d'un extrait textuel recopié tel quel du document. Un fait sans extrait est rejeté. Les montants sont recopiés sans conversion ni arrondi. Pour le Conseil des ministres, chaque décision (décret, marché, nomination, communication) entre dans le registre avec son extrait.

4. La rédaction et la vérification croisée

À partir des faits extraits, un premier modèle rédige le bulletin : titres, faits vérifiés, déclarations officielles, ce qui avance, à suivre. Chaque phrase porte le numéro de la citation qui la soutient. Un second modèle, indépendant du premier, relit ensuite le bulletin phrase par phrase, confronte chaque affirmation à son extrait et signale ce qui n'est pas soutenu, ce qui déforme, ce qui manque. Le score de vérification affiché sur chaque bulletin vient de ce second passage. Ce qui ne passe pas est réécrit ou retiré.

5. La relecture humaine

Rien ne part sans qu'une personne ait lu le bulletin en entier, vérifié les points signalés et ouvert les sources qui posent question. Le nom du relecteur figure en tête de chaque bulletin. En cas d'erreur découverte après publication, la correction est publiée sur la page corrections, datée, et le bulletin garde la mention.

Ce que nous ne faisons pas

  • Pas d'analyse ni d'opinion. Le bulletin rapporte ce qui a été décidé, voté et annoncé. Il ne commente pas, ne juge pas, ne prédit pas.
  • Pas de reprise des réseaux sociaux ni de sources non identifiées.
  • Les chiffres qui touchent à la sécurité (bilans d'opérations, pertes, territoire) sont toujours attribués à leur source et marqués comme non confirmés tant qu'aucune source indépendante ne les confirme.
  • Rien n'est retiré de ce que les sources officielles publient, y compris ce qui leur est défavorable.

Les règles complètes sont dans la charte éditoriale. Pour signaler une erreur ou proposer une source : corrections@lapatrie.org.